Fresque réaliste de style antique représentant Plutarque tendant la main vers un cerf, un oiseau et un lièvre dans un paysage naturel, symbole de respect du vivant.

Plutarque et la cause animale : aux origines du végétarisme ?


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Fresque réaliste représentant un philosophe antique tendant la main vers un cerf, un oiseau et un lièvre dans un paysage naturel, symbole de respect du vivant.

À une époque où la consommation de viande était aussi banale que respirer, Plutarque, ce philosophe antique, a osé poser une question dérangeante : « Peux-tu vraiment contempler le meurtre d’un être vivant sans frissonner ? » Pas pour provoquer, pas pour choquer, seulement parce qu’il voyait clair, Très clair.

Aujourd’hui, alors que le végétarisme fait débat à toutes les sauces, il est temps de (re)découvrir cet incroyable pionnier qui défendait déjà avec brio la cause animale. 🐾 Et si Plutarque avait compris quelque chose qu’on commence tout juste à saisir ? Suivez le guide antique ! 👇

Plutarque : Pourquoi manger ou ne pas manger de viande était déjà un débat antique ?

À l’époque de Plutarque (Iᵉʳ – IIᵉ siècle ap. J.-C.), choisir un régime végétarien n’était pas un hashtag lifestyle : c’était une posture philosophique profondément ancrée dans l’éthique. Quelques sages comme Pythagore ou Empédocle militaient déjà pour le respect du vivant. Ils voyaient dans chaque créature une part d’âme commune. Mais ils restaient minoritaires, voire marginaux.

Petit détour historique :

  • Pythagore (VIᵉ siècle av. J.-C.) interdisait strictement de consommer des êtres vivants.
  • Empédocle, autre philosophe grec, affirmait que la Terre, les plantes et les animaux partageaient une même âme. 🌿🦌

Et là débarque Plutarque, avec ses sandales bien lacées et ses idées tranchantes : Pourquoi justifier l’injustifiable ? Pourquoi tuer quand la nature offre tout ce qu’il faut ?

Il ne mâche pas ses mots : pour lui, la consommation de chair est une brutalité inutile, un « crime » maquillé en tradition. Plutarque s’inscrit dans cette tradition humaniste : il ajoute la sensibilité animale et la justice au cœur du débat.

Représentation d'un banquet antique, où la consommation de viande était débattue.

Plutarque : Le cri du cœur de « Manger de la chair »

Son traité « Manger de la chair » (De esu carnium) est une bombe philosophique 💣, intégré aux Moralia, Plutarque livre un véritable plaidoyer pour l’abstinence alimentaire violente.

Dans ce traité, notre philosophe pose des questions simples mais coup de poing et nous interpelle :

  • Peux-tu tuer toi-même ce que tu manges ?
  • Supportes-tu la vue du sang, du sacrifice ?
  • Où est passée ta compassion ?

« Nous tuons pour des plaisirs frivoles ce que nous ne voulons même pas regarder mourir. »

À travers ces mots, Plutarque dénonce la brutalité et invite à une modération alimentaire fondée sur la morale. Il développe un raisonnement éthique, philosophique et, quelque part, écologique (avant même l’invention du mot !).

Manger de la viande n’est pas un besoin : c’est une dérive, une habitude que la société a normalisée. Son enseignement est clair : Manger de la viande est un choix de domination, pas une nécessité de la nature.

À une époque où le steak était roi, Plutarque a dit STOP. 🛑 Découvrez pourquoi dans ce décryptage de son œuvre « Manger de la chair » !

Extrait illustré d'un manuscrit ancien attribué à Plutarque.

Plutarque : une conscience avant-gardiste

Pour Plutarque, les animaux ne sont ni des objets ni des ressources : Ils sont êtres sensibles, capables de ressentir la douleur et la joie.

Il rejette l’idée que l’homme serait naturellement supérieur. Et dénonce un cercle vicieux de violence : tuer les animaux endurcit les cœurs humains.

« Celui qui a été cruel envers les bêtes deviendra cruel envers les hommes. »

Anecdote historique :
Alors que Rome organisait de sanglants festins et des jeux barbares, Plutarque défendait une relation homme-animal basée sur le respect.

Son discours était non seulement visionnaire, mais profondément révolutionnaire dans un monde de violence normalisée.

Représentation d'animaux libres dans l'Antiquité, reflétant la vision de Plutarque.

Héritage de Plutarque : Pourquoi il inspire encore aujourd’hui

Plutarque a semé une graine philosophique qui n’a cessé de croître. Quelques figures influencées par son héritage :

  • Léonard de Vinci : artiste végétarien et précurseur de l’écologie.
  • Voltaire : défenseur de l’humanisme et de la liberté du vivant.
  • Marguerite Yourcenar : amoureuse de la pensée antique et de l’éthique animale.

Aujourd’hui encore, dans les débats sur le bien-être animal ou les droits des animaux, on retrouve l’empreinte de Plutarque. Il pourrait très bien écrire un post LinkedIn viral sur la cause animale. 😉 (#RespectDesVivants).

Ses idées sont devenues une boussole morale pour repenser notre lien au vivant. Un héritage philosophique précieux, une inspiration intemporelle.

👉 Envie d’explorer la pensée de Plutarque autrement ? Plongeons ensemble dans l’émission avec philosophie de France culture, plaidoyer pour le respect du vivant à travers un texte visionnaire sur le végétarisme et l’éthique animale. culture

Portraits de penseurs célèbres inspirés par la cause végétarienne à travers les âges.

Plutarque : terriblement actuel

À notre époque, où la protection animale, l’écologie, et la conscience alimentaire explosent, Plutarque aurait toute sa place.
Aujourd’hui, Plutarque tiendrait sans doute un discours inspirant sur le respect du vivant, appelant à repenser notre lien aux autres êtres sensibles.

Son intelligence morale nous rappelle que respecter la vie, c’est choisir la compassion au lieu de la domination. Il nous tend ce miroir : Sommes-nous vraiment plus évolués que nos ancêtres ?

Finalement, Plutarque nous pose une question sans âge : Peut-on aimer la vie sans respecter toutes les vies ? Et si son message, vieux de deux mille ans, sonnait plus actuel que jamais ?

Envie d’en savoir plus sur les racines du végétarisme ? Partagez cet article et faites voyager la pensée de Plutarque ! 🌱